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Tu as un site qui capte des demandes de devis. Un formulaire, des visiteurs qui le remplissent, et cette question qui revient tous les mois : j'en fais quoi, de ces contacts ?
Tu peux essayer de les vendre en direct à l'artisan du coin. Bon courage pour la relance, la facturation, l'impayé et le type qui te jure que « les leads étaient pourris » trois semaines après les avoir travaillés.
Ou tu passes par une marketplace. C'est exactement ce que propose Leadrs : un endroit où tu déposes ton offre, où un acheteur paie d'avance, où l'argent est gelé jusqu'à livraison, et où tu es payé tous les jours.
J'ai ouvert un compte vendeur et j'ai passé le back-office au peigne fin. Voilà ce que j'y ai trouvé — le bon comme le moins bon.
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Mon avis sur Leadrs en 30 secondes ⭐8/10
C'est quoi Leadrs, au juste ?
Présentation
Leadrs est une place de marché de leads B2C. Traduction : un endroit où se rencontrent ceux qui produisent des demandes de devis et ceux qui les achètent.
D'un côté, les annonceurs — installateurs de panneaux solaires, poseurs de pompes à chaleur, courtiers en assurance, conseillers en gestion de patrimoine — qui ont besoin de rendez-vous à traiter. De l'autre, les éditeurs de sites, les régies et les agences qui génèrent ces demandes et cherchent à les monétiser.
La plateforme est éditée par ADELA MEDIA LTD, une société immatriculée à Londres (85 Great Portland Street, company number 16235975), enregistrée sous le code d'activité « agences de publicité ». Le site vitrine tourne sur Webflow, l'application sur app.leadrs.co, et l'hébergement est chez OVH.
Un point à noter tout de suite, parce qu'il rassure : les conditions générales sont régies par le droit français, avec juridiction de Paris. Une société britannique qui accepte de se soumettre au droit français et à la CNIL, ça n'annule pas la vigilance, mais ça évite la partie de cache-cache habituelle avec les plateformes offshore.
Comment ça marche, concrètement
Le parcours d'une commande tient en quatre temps, et c'est cette mécanique qui fait tout l'intérêt du truc.
1. L'acheteur passe commande. Il choisit une offre sur la marketplace, sélectionne ses départements et son volume, et soumet son ordre. Rien ne démarre tant qu'un vendeur ne s'est pas engagé dessus.
2. Il paie, et l'argent part en séquestre. Les fonds sont gelés sur un compte neutre. Ni l'acheteur ni le vendeur ne peuvent y toucher. C'est le point qui change tout par rapport à une vente en direct : tu ne livres jamais à crédit.
3. Leadrs note chaque lead. Un moteur de scoring attribue une note de 0 à 10 à chaque contact avant qu'il n'arrive dans le CRM de l'acheteur. En dessous du seuil, le lead repart en correction.
4. L'acheteur a 48 heures pour contester. Fenêtre de garantie ouverte dès réception : un numéro qui ne répond pas, une adresse fantaisiste, et il signale. Si le problème est avéré, Leadrs émet un remplacement.
Autrement dit : la plateforme se met délibérément entre les deux parties, plutôt qu'à côté. C'est le même principe que le séquestre chez un notaire, ou que le paiement bloqué d'une marketplace de freelances.
Ce que j'ai vu dans le back-office
Visite guidée
Première bonne surprise : l'interface est lisible. Pas de tableau de bord surchargé de compteurs vides, pas de tunnel d'onboarding de douze écrans. Un menu latéral, huit entrées, et on comprend où on est en trente secondes.
Les ordres d'achat ouverts
C'est l'écran d'accueil du vendeur, et c'est là que ça se joue. Leadrs affiche les demandes d'acheteurs en cours, département par département, avec le prix payé et le nombre de leads recherchés.

Le jour de ma visite, quatre ordres tournaient : 17 leads panneaux solaires entre 24,00 et 25,60 € selon le département, 4 leads prévoyance TNS à 22,40 €, 3 leads pompe à chaleur à 24,80 € sur toute la France, et 2 leads en niche à 20,00 €.
Ce format-là est le plus intéressant quand tu démarres : tu te positionnes sur une demande existante, sans volume minimum imposant. Trois leads PAC, c'est à la portée d'une petite page de devis bien positionnée.
Les offres fixes du marché
L'autre moitié de la marketplace, ce sont les offres publiées, avec leur référence, leur fourchette de prix, leur volume disponible et les canaux d'acquisition acceptés.

Seize offres actives au moment de mon test, de l'immobilier neuf au coaching santé en passant par le Pinel, la SCPI, la défiscalisation, la LED intérieure et les panneaux solaires. Les fourchettes vont de 12–16 € (isolation thermique intérieure) à 24–28 € (LED intérieur et panneaux solaires premium).
Le détail qui compte pour un éditeur SEO : chaque offre liste les canaux d'acquisition autorisés. Google Ads, Facebook, LinkedIn, Instagram, TikTok, Taboola, e-mailing, SMS, newsletter, display, « Robot I.A »… et SEO. Toutes les offres n'acceptent pas le référencement naturel, il faut regarder avant de se lancer.
Créer sa propre offre
Si aucune demande ne te convient, tu publies la tienne. Le formulaire est court mais il pose des contraintes qu'il vaut mieux connaître d'avance.

Tu choisis une industrie parmi quatorze (rénovation, assurance, banque, formation, immobilier, investissement, seniors, santé, services juridiques, déménagement, transport, dépannage habitat, voyages, voyance), puis un produit — vingt-huit rien que pour la rénovation, de la pompe à chaleur au désamiantage en passant par la tiny house.
Ensuite : minimum sept départements, un prix par lead, une quantité comprise entre 40 et 500, et les critères que ton formulaire collecte. Prénom, nom, téléphone et e-mail sont cochés d'office et non négociables. Le reste — âge, propriétaire, type de chauffage, montant de facture d'électricité, superficie, budget estimé — est à toi de le décider, et c'est évidemment ce qui fait monter le prix.
Le benchmark des prix
L'onglet que j'ai trouvé le plus utile, et de loin. Leadrs publie les fourchettes de prix pratiquées sur sa marketplace, produit par produit.

Pour la rénovation, ça donne : pompe à chaleur 18–24 €, isolation thermique extérieure 17–24 €, borne de recharge 18–26 €, panneaux solaires 18–25 €, fenêtres 15–20 €, isolation intérieure 10–17 €, isolation des combles 10–22 €, climatisation 10–15 €, jardin et paysagisme 10–20 €, salle de bain 19–27 €.
Cette page vaut de l'or même si tu ne vends pas sur Leadrs. C'est une grille tarifaire publique du marché du lead en France, et il n'y en a pas beaucoup. Elle te dit immédiatement quelles verticales méritent que tu y consacres des pages et lesquelles ne paieront jamais ton temps.
Petit calcul rapide, parce qu'on est là pour ça : une page de demande de devis pompe à chaleur qui convertit 15 formulaires par mois, à 22 € le lead, c'est 330 € mensuels. Sur un site statique qui ne coûte que son nom de domaine, la marge est confortable. Reste à générer les 15 formulaires — et là, c'est du SEO local classique, ville par ville.
Combien tu es payé, et quand
Trois choses à retenir sur l'argent.
Le premier versement attend dix jours ouvrés. C'est écrit noir sur blanc dans les conditions vendeur : à chaque nouvelle offre déposée, Leadrs s'accorde dix jours ouvrés pour vérifier la qualité des données avant d'initier le premier paiement. Ensuite seulement, le rythme devient quotidien, avec un versement sous un jour ouvré.
Il n'y a pas de seuil minimum. Tu es payé au lead, tous les jours, dès que la période d'observation est passée. Pas de « attendez d'avoir 500 € avant de demander un virement ».
Deux circuits coexistent. Par défaut, ton compte est branché sur Stripe Connect : les versements atterrissent directement sur ton compte bancaire et tu as accès à ton propre tableau de bord Stripe. Un mode « cagnotte » existe en alternative, avec un solde consultable dans l'interface et un virement déclenché manuellement par l'équipe quand tu le demandes. Le support fait basculer d'un mode à l'autre.
Dernier point, et il est administratif : c'est à toi de facturer ADELA, soit spontanément, soit dans les quinze jours suivant leur demande. Rien d'exotique, mais ça suppose une compta qui suit.
💰 Créer mon compte vendeur Leadrs
Qui peut vendre sur Leadrs ?
Accès
Bonne surprise, et elle mérite d'être dite : l'inscription vendeur prend trente secondes. Prénom, nom, e-mail, téléphone, mot de passe, plus un champ facultatif pour un code de parrainage — ou une connexion Google, et c'est réglé. Aucun justificatif à téléverser, aucun dossier à défendre, aucune liste d'attente.
Petit détail qui a son importance : sur le site vitrine, le bouton « Vendre mes leads » renvoie vers un formulaire Google, autrement dit une file d'attente. L'adresse d'inscription vendeur directe, elle, ouvre le compte immédiatement — c'est celle que j'utilise dans cet article.
Les informations d'entreprise arrivent plus tard, dans Paramètres → Facturation : raison sociale, adresse, numéro de TVA, SIREN, IBAN et BIC. Tu les renseignes quand tu veux être payé, pas pour franchir la porte. Les versements passant par Stripe, c'est lui qui applique ses propres vérifications au moment d'encaisser.
Il y a un autre passage à lire deux fois : côté RGPD, c'est toi le responsable de traitement, et Leadrs se déclare simple sous-traitant technique. Les conditions vont plus loin : le vendeur garantit l'acheteur et la plateforme contre toute réclamation, y compris les amendes administratives de la CNIL et les frais d'avocat.
En clair : si tes formulaires ne recueillent pas un consentement propre, personne ne te couvrira. Ce n'est pas une clause abusive — c'est la répartition normale des responsabilités —, mais ça veut dire que ta case de consentement, ta politique de confidentialité et ta mention de finalité doivent être irréprochables avant de vendre le premier contact.
Une règle enfin, simple et sanctionnée : un lead ne se vend qu'à un seul acheteur. La FAQ vendeur est explicite, un soupçon de revente multiple et le compte saute. C'est une bonne nouvelle pour les prix : l'exclusivité, c'est ce qui sépare un lead à 24 € d'un lead à 4 € revendu six fois.
Le programme ambassadeur
Leadrs a aussi un système de parrainage à deux niveaux, accessible depuis le back-office.

0,90 € par lead vendu par un filleul direct, 0,45 € par lead vendu par les filleuls de tes filleuls. Ce n'est pas un pourcentage : c'est un montant fixe par lead, versé tant que le filleul produit.
Fais le calcul : un filleul qui écoule 200 leads par mois, ça fait 180 € mensuels récurrents. Ce n'est pas une martingale, mais pour un éditeur qui connaît d'autres éditeurs, c'est loin d'être anecdotique.
💡 Transparence complète : le lien vers Leadrs dans cet article est mon lien d'ambassadeur. Si tu ouvres un compte vendeur en passant par là, je toucherai 0,90 € sur chaque lead que tu vendras. Ça ne change strictement rien à ton prix, ni à ta commission, ni à tes conditions — et tu sais maintenant exactement combien ça me rapporte, ce qui est plus que ce que la plupart des sites d'avis te diront.
Pour qui c'est fait ?
- 🏗️ Les éditeurs de sites de devis géolocalisés : c'est la cible évidente. Si tu génères des demandes de devis rénovation, énergie ou assurance, Leadrs est un débouché propre, avec un prix connu d'avance et un paiement sécurisé.
- 📈 Les affiliés qui saturent leurs programmes CPA : vendre le lead brut plutôt qu'un pourcentage sur une vente hypothétique, ça change la trésorerie.
- 🏢 Les agences et régies qui ont déjà du volume et une structure juridique en règle : le format « offre fixe » à 40–500 leads est taillé pour vous.
- 🧪 Les curieux qui veulent juste la grille de prix : ouvre un compte, va dans Benchmark, et tu sauras enfin ce que vaut un lead en France. C'est gratuit.
- ❌ Ceux qui achètent des bases de données : la revente d'un lead à plusieurs acheteurs est bannie, et le scoring filtre en amont.
Les alternatives à Leadrs
Le marché du lead en France est vieux comme le web, mais il est mal outillé.
- Le direct : tu démarches toi-même les artisans de ta zone. Meilleure marge, zéro commission, mais tu deviens commercial, facturier et service de recouvrement.
- Les gros réseaux historiques (Leads.fr, Quotatis, Hellopro) : volume et notoriété, mais des contrats-cadres, des engagements et une négociation de prix qui suppose déjà du poids.
- Les régies d'affiliation en CPL : simples à brancher, mais tu es payé au tarif de la régie, sans visibilité sur ce que l'annonceur paie réellement derrière.
L'apport de Leadrs, c'est le format marketplace : prix affiché, séquestre, paiement quotidien, pas de contrat-cadre. C'est plus proche d'une plateforme de vente de liens comme celles que je liste dans mon comparatif des plateformes de netlinking que d'une régie classique — même logique, autre marchandise.
Mon avis final sur Leadrs
Leadrs répare le problème numéro un de la vente de leads : la confiance. L'argent est bloqué avant que tu livres, chaque contact est noté, le litige a un cadre, et tu es payé tous les jours. Sur un marché où la norme reste le virement à 45 jours et la parole donnée au téléphone, c'est un vrai progrès.
L'interface est claire, les prix sont publics, l'inscription est gratuite, et l'onglet Benchmark est à lui seul une raison d'ouvrir un compte, même sans rien vendre.
Ce qui me retient de mettre plus, c'est le brouillard sur la commission et la jeunesse de la plateforme. Je ne peux pas te dire quelle part du prix affiché finit sur ton compte, parce que Leadrs ne l'écrit nulle part. Et je ne peux pas non plus te raconter comment se passe un litige, parce que je n'en ai pas encore vécu.
Soyons clairs sur ce point : à l'heure où j'écris, mon compte vendeur est validé, mon formulaire d'intégration est généré, mais je n'ai pas encore livré un seul lead. Je suis en train de monter les pages de demande de devis qui alimenteront le tuyau. Cet article te décrit donc ce que la plateforme propose et ce que ses conditions engagent — pas encore ce que ça donne sur un cycle complet. Je mettrai cette page à jour avec mes chiffres réels dès que les premiers leads seront partis, refus compris.
Mon conseil, en attendant ? Ouvre un compte, regarde le Benchmark, et pose la question de la commission au support avant de créer ta première offre. Ça ne coûte rien, et ça t'évitera de découvrir la réponse sur ta première facture.
Et si tu n'as pas encore de site qui capte des demandes de devis, commence par là : c'est le seul actif qui compte dans cette histoire. Le reste n'est qu'un tuyau de sortie. 🚰